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La fête des ignames

L'igname, originaire du Ghana fut introduite en Côte d'Ivoire par le peuple Akan, lors de leur migration dans notre pays. C'est pendant la traversée de la grande forêt que le précieux légume leur fut le plus utile pour lutter contre la famine.

L'igname est fêtée aujourd'hui au mois de février par les 11 tribus Akan, pour célébrer la fin de l'année et le début de l'année nouvelle. Ce jour là, le Roi, paré d'or, entame une procession au cours de laquelle les symboles du pouvoir royal s'exécutent à la danse du "Kinian-pli".

Après une douche purificatrice, des sacrifices sont exécutés. Une partie des offrandes sera brûlée tandis que l'autre sera partagée entre les différents participants comme symbole de l'union des morts et des vivants.

Le Dipri

Venu de Gomon, le Dipri est la commémoration du sacrifice de Bidyo, fils d'un paysan touché par la famine, qui sur les conseils d'un génie a découpé son fils en morceau avant de l'enterrer ; mais qu'elle ne fut pas sa surprise de découvrir au matin qu'un champ d'igname avait poussé à l'endroit même où il avait enterré son fils.

Depuis, chaque année à la fin du mois d'Avril, les Angré Kpone ou mangeurs d'âme se réunissent autour du lac pour faire des incantations magiques, en vue d'éloigner le mauvais sort du village. Les femmes se réunissent nues dans le village pour neutraliser les maléfices et accomplir le rite du Sokroyibé. Quand elles ont terminé, le village peu à peu revit, tout le monde peut sortir de sa maison. Toute la journée, le bien et le mal vont s'affronter ; au coucher du soleil, le mal est vaincu et les Abidji peuvent se purifier dans le lac kporon.

L'Abissa

Coutume bassamoise, la fête de l'Abissa se déroule au mois de Novembre pendant une semaine.

A l'origine un ancêtre avait découvert en pleine brousse des morts et a exécuté à ce moment là une danse macabre. De retour au village, l'homme fit instituer cette danse en hommage aux morts. Dès lors le grand tam-tam « Edougbele « sort lors de la grande fête pour rythmer la fanfare , dans le quartier France. Le septième jour, on raccompagne le tam-tam en émettant des voux et la fête se poursuit en un grand bal costumé.

Sociétés secrètes chez les Dan

Chez les Dan, parallèlement à l'éducation religieuse, existe nombre de sociétés secrètes et rigoureuses dont les membres capables d'assumer leurs fonctions doivent garder l'anonymat. La plus connue le Gor permet à celui qui la pratique de se transformer en léopard afin de faire régner l'ordre et la justice dans la société. Ce pouvoir est identifié par un bâton et un grand couteau.

Le Gor doit aussi faire respecter les masques et les institutions ; si une faute grave est commise, la confrérie peut décider, d'un commun accord, d'éliminer le coupable, en l'empoisonnant avec de la bile de crocodile.

Le Gor par sa haute fonction doit toujours être maître de ses pouvoirs, et ne jamais se quereller. Si tout ceci est reconnu, le Gor peut disposer de ses pouvoirs librement.

Origine des cauris

C'est au 18e siècle que le Cauris, petit coquillage de l'Océan Indien, fit son apparition en Côte d'Ivoire.

Jusqu'au début de la seconde guerre mondiale, le cauris a fait la fortune de ceux qui en possédaient beaucoup comme par exemple les Lobi qui l'utilisent encore parfois. Mais aujourd'hui, le cauris est passé de monnaie à part entière à objet d'ornements divers tels que costumes, masques oe encore sacs et ceintures.

Le cauris a traversé la Côte d'Ivoire d'Est en Ouest, jusqu'à Man et Boundiali, mais aujourd'hui, on le retrouve un peu partout sur l'ensemble du territoire ivoirien. A l'origine, le cauris symbolise le sexe féminin.

Source: (OITH : Office Ivoirien du Tourisme et de l'Hôtellerie)



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